Un neurochirurgien de génie, opère le cerveau... Sans anesthésie !

L'information ne date pas vraiment d'aujourd'hui, car les premiers éléments la concernant, ont fait l'objet d'un reportage sur antenne 2, et plus précisément dans "Télématin", il y a quelques semaines...

On y parlait d'un Professeur en neurochirurgie du CHU de Montpellier, Hugues Duffau, que la communauté scientifique avait décidé ce jour-là, de placer sous les lumières d'une caméra. Il m'a fallu me documenter sur divers sites web, et recouper les résultats de mes recherches, pour pouvoir écrire un article cohérent et compréhensible.

Il n'est pas rare, que les travaux d'un grand médecin, d'un grand chirurgien, d'un grand laborantin, ne soient mis à l'honneur, que dans le cadre très confiné du milieu médical lui-même.

J'ai donc pensé qu'il était légitime de vous présenter un homme, qui œuvre dans une spécialité où peu excellent, et parvient à sauver des patients, dont on disait qu'ils étaient condamnés à mourir, car leurs tumeurs trop avancées...

Voilà 17 ans le Professeur Hugues Duffau, mettait au point une technique, qu'il n'est pas prétentieux, de qualifier de révolutionnaire.

Son domaine de prédilection en tant que neurochirurgien, est le cerveau, et c'est sur ce dernier, qu'il procède à l'opération de tumeurs, normalement inopérables.

Ce neurochirurgien de génie, a inventé ce qu'il a baptisé "la chirurgie éveillée".

Comprenez par là, "opération sans anesthésie".


En d'autres termes, le patient n'étant plus anesthésié durant l'opération demeure totalement réveillé, mais plus fort encore, c'est lui qui va guider le neurochirurgien tout au long de l'intervention, lui suggérant en quelque sorte pour schématiser, sur quelles zones de son propre cerveau, il ne faudra pas intervenir pour éviter les séquelles post-opératoires, et à l'inverse le prévenir de celles, sur lesquelles il pourra procéder à l'ablation des tumeurs en toute quiétude. Et ce durant toute l'intervention !

                            Mais puisque la douleur du patient est imperceptible, comment me direz-vous parvient-il à "assister" lui-même le neurochirurgien ?


Ci-dessous, un bref résumé simplifié, de ce qui se passe dans le bloc, et des personnes indispensables à la réussite des interventions.


-1) On procède à une anesthésie générale classique, le temps que le chirurgien puisse procéder à la trépanation, afin d'accéder aux zones où résident les tumeurs du cerveau.


-2) Ceci étant fait, le patient va passer en phase de réveil, et seule une anesthésie locale demeurera autour des zones trépanées.


-3) Le neurochirurgien, va délimiter les zones tumorales, à l'aide de mini-étiquettes numérotées, stériles bien entendu, qu'il collera à même le cerveau désormais visible.


-4) Un orthophoniste, présent durant toute la durée de l'opération, sera chargé de faire passer en permanence des "tests de cohérence" au patient.

Ceux-ci se déclinent sous la forme d'images, que le patient verra défiler, sur un petit écran de télévision, placé juste devant ses yeux.


On demande au malade (désormais éveillé rappelons-le), ce qu'il voit.

Si celui-ci reconnaît par exemple avec succès, un chien, un oiseau, un accordéon, une pomme, etc, il le dit, et est invité à le faire, pendant que le neurochirurgien, "touche" les zones atteintes du cerveau, à l'aide d'une petite sonde qui envoie un courant de faible intensité.

Dans le cas ou le patient devient incohérent, en confondant ce qu'il visualise avec autre chose, ou encore que sa diction se fait moins claire, plus hachée, l'orthophoniste avec un code convenu, prévient immédiatement le neurochirurgien, qui cesse toute action de contact sur la tumeur, avec la sonde électrique.

La zone provoquant ces incohérences, est aussitôt notée par un assistant, et ce, en rapport avec le numéro de l'étiquette collée préalablement, qui est la plus proche.

C'est un peu, comme si on ciblait les points de passages importants sur une carte routière.

Voilà pourquoi d'ailleurs, on parle dans le jargon médical de "cartographie fonctionnelle individuelle".

Ensuite, sans jeu de mots, c'est avec une précision chirurgicale, que le Professeur Duffau, procède en toute sécurité, à l'ablation des parties atteintes du cerveau.


La technique commence à être connue du monde de la neurochirurgie, car très fiable, puisque le taux de récupération des patients et de 99 % après opération.

Le Professeur Duffau, a d'ailleurs fièrement déclaré lors d'une interview donnée à Europe 1, je cite : "j'ai eu l'occasion de former, 300 centres de neurochirurgie dans 45 pays, en 17 ans ! Ils reproduisent les mêmes résultats !"


Entre les hôpitaux parisiens où il a débuté, et désormais au sein du CHU de Montpellier, le Pr Duffau a opéré avec succès 350 malades, dont beaucoup avaient été récusés par ses confrères.


Récompensé par l'Université Catholique de Louvain, un établissement Belge de renommée mondiale, le Professeur Hugues Duffau avait reçu le prestigieux titre de "Docteur Honoris Causa".


Une manière pour la communauté scientifique, de reconnaître en lui, un des plus éminents spécialiste du monde de la neurochirurgie.


Article par Dyonisos.


(sources Antenne 2 "Télématin" et divers sites web)


ATTENTION !!! La vidéo ci-dessous présente une opération chirurgicale, qui peut heurter la sensibilité de certaines personnes.

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Commentaires : 3
  • #1

    Monjn (lundi, 19 janvier 2015 15:07)

    On se croirait dans la science fiction. Mais c'est du réel fort bien retranscrit par notre vénérable Dyonisos.

  • #2

    nicole (mardi, 20 janvier 2015 05:03)

    Une technique chinoise encestrale remise a l’honneur de nos jours.

  • #3

    lin elie diaba (samedi, 23 mai 2015 23:10)

    je veux être un neurochirurgien du cerveau . j'ai parfois fait les expérience avec d'autres matières comme la physique chimie , mais j'ai besoin qu'on m'aide . j'aime faire tout ce qu'on appelle science . je n me débrouille pas mal dans mes expériences