une potion médiévale, plus efficace que nos antibiotiques modernes !

Dans l'article qui va suivre, je vais m'efforcer de démontrer, en tout cas avec la technique dont-il parle, qu'il est parfois bon, de tourner sept fois le tube à essai dans sa main, avant de renoncer à employer des médications soi-disant obsolètes, des remèdes dits de bonne femme, et autres recettes de grand-mères...
Je vous laisse découvrir ce que des scientifiques, ont remonté des abysses médicaux du moyen-âge.

Tout d'abord, il faut savoir que la British Library de Londres, détient un ouvrage médical, réalisé entre le IXe et le Xe siècle, écrit en vieil anglais. Il s'appelle le Bald's Leechbook.Je vous laisse découvrir ce que des scientifiques, ont remonté des abysses médicaux du moyen-âge.
Assistés de microbiologistes de renom, des traducteurs spécialisés en "vieil anglais", ont analysé avec soin le contenu du manuscrit, et mis à jour des "recettes" de pommades, onguents, poudres diverses, qui selon les concepteurs de l'époque, fonctionnaient parfaitement pour ce que l'on peut appeler de sévères infections bactériennes ; entre autres des plaies suppurantes, des maladies de peau telles que la lèpre ou l'érysipèle, des infections de la gorge, des yeux, et même pulmonaires.

Dans le cadre d'un projet baptisé AncientBiotics Project, certaines de ces "recettes", ont été récupérées et testées en laboratoire, et l'intérêt s'est plus particulièrement porté, sur une potion, parfaitement détaillée quant aux multiples ingrédients qu'elle contient, permettant de guérir soi-disant conjointement, l'orgelet et les staphylocoques, ces derniers étant de plus en plus résistants aux antibiotiques modernes, dont nous faisons usage.
Même si Christina Lee, co-auteur de l'étude, affirmait, je cite : "qu'effectivement, les livres médicaux et les herbiers médiévaux, contiennent de nombreux remèdes destinés à traiter des infections bactériennes graves", Steve Diggle membre de l'équipe de laborantins confiait, je cite : "lorsque nous avons reproduit cette "recette" en laboratoire, je ne m’attendais à rien".
Comment en effet prendre au sérieux, quand on est un scientifique de l'Université de Nottingham, des conseils visant à mélanger des ingrédients, tels que du cuivre, du vin, de la bile de vache, au gramme près, ainsi que deux espèces d'Allium, (plantes de la famille de l'ail et de l'oignon), et une fois le mélange réalisé, de laisser macérer le tout, durant 9 jours, ni plus, ni moins...
Il est vrai, qu'on ne peut pas s'empêcher de penser, à ces potions que l'on voit l'enchanteur Merlin, concocter sous notre œil amusé dans "les visiteurs".
Toujours est-il, que les chercheurs ont eu une surprise de taille, en constatant que le produit fini était non seulement un puissant antibactérien, mais qu'il était d'une redoutable efficacité, lorsqu'il s'agissait d'éradiquer le dangereux Staphylococcus Aureus Résistant à la Méthicilline (SARM), un puissant antibiotique de la panoplie médicale moderne.
Les résultats des recherches de l'AncientBiotics Project, présentés au congrès annuel de la Society for General Microbiology, ont indiqué que le "traitement médiéval", permettait de lutter efficacement contre les super bactéries, là où échouent encore les antibiotiques modernes.
Pour terminer, l'équipe de laborantins, a indiqué que curieusement, il fallait impérativement respecter les dosages notés au moyen-âge dans le Bald's Leechbook, car les ingrédients, séparément, sont d'une efficacité nulle, mais, réunis et macérés durant ces fameux neufs jours, ils affaiblissent dans un temps record les super bactéries, avant de les éradiquer totalement.

Et le responsable de conclure pour étayer les résultats de cette prometteuse découverte, je cite : "quatre essais ont été réalisés sur des souris de laboratoire, infectées par des populations de SARM et tous se sont avérés concluants. Seule une bactérie sur mille a survécu au traitement".

Reste aux scientifiques à déterminer le mystérieux principe actif de la "potion", pour envisager d'étendre le traitement, sur des patients humains infectés.


Article par Dyonisos
(sources Maxi-Sciences)

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