Et si les causes du cancer étaient connues depuis plus de 90 ans ?

Bien entendu, face aux souffrances des personnes victimes de cancers, nous devons nous garder de donner de faux espoirs de guérison.

Par contre, tout scientifique curieux, se doit d'informer le public, sur des méthodes ne s'inspirant nullement du charlatanisme, mais bien au contraire de résultats d'études sérieuses, menées par des scientifiques de renom.

En 1923, un de ces savants, découvrait ce qui fut nommé : la "vraie cause" du cancer, et ses conclusions furent vérifiées et validées, par l'ensemble de la communauté scientifique de l'époque, ce qui lui valut tout de même de recevoir pour ses extraordinaires découvertes, le prix Nobel en 1931. Son nom était Otto Warburg.

Qui était Otto Warburg ?

 

Otto Warburg, était le Directeur de l'institut Kaiser Wilhelm de Berlin, connu aujourd'hui sous le nom d'Institut Max Planck. Cet institut était déjà réputé à l'époque, en matière de physiologie cellulaire, et le Docteur Otto Warburg, s'était spécialisé dans cette discipline.

Il se passionna pour le métabolisme des tumeurs, et de leur respiration, puis étudia tout particulièrement les cellules cancéreuses.

 

Il découvrit alors, que les tissus cancéreux étaient "acides" au contraire des tissus sains qui étaient "alcalins". 

Il démontra que l'eau (liquide d'évolution principal des tissus) se divisait en ions H+ et OH-, et que s'il y avait un excès d'ions H+, elle était "acide", alors que dans le cas d'un excès d'ions OH-, elle devenait "alcaline". 

Dans l'ouvrage qu'il écrit "The Metabolism of Tumours", il démontra que toutes les formes de cancer, étaient caractérisées par deux conditions basiques : "l'hypoxie" (ou manque d'oxygène), et "l'acidose" (l'acidité du sang). 

Il faut savoir également, que le manque d'oxygène et l'acidose, sont indissociables, et que donc s'il y a présence de l'un, il y a présence de l'autre. 

Otto Warburg mit en évidence, que toute cellule normale avait un besoin absolu d'oxygène pour survivre, et qu'au contraire, les cellules cancéreuses pouvaient vivre et se développer en l'absence totale d'oxygène.

Toujours dans le cadre de ses études en laboratoire, Otto Warburg priva une cellule saine d'oxygène durant 48 heures, et constata que cela la rendait cancéreuse. 

Il parvint après plusieurs essais, à déterminer qu'il suffisait de priver une cellule saine de seulement 35 % d'oxygène, pour arriver à cette mutation.

Ainsi fut-il établi de manière formelle, et après validation des expériences du Docteur Otto Warburg, par nombre d'éminents scientifiques de l'époque, que les cellules cancéreuses étaient "anaérobies", en clair qu'elles ne respiraient pas d'oxygène, ou du moins ne pouvaient pas survivre en présence de niveaux massifs d'oxygène, et que le déficit de ce dernier, provoqué par la "toxémie", était la cause première de tous les cancers !

 

Voici un résumé simplifié des conclusions du Docteur Otto Warburg, issu de son ouvrage cité plus haut : "The Metabolism of Tumours" :

 

Otto Warburg :

"_ J'ai remarqué que les cellules cancéreuses consomment énormément de glucose et, qu’elles le dégradent en acide lactique même en présence d’oxygène.

(cette caractéristique particulière a été nommée l’effet Warburg).

_ La transformation du pyruvate en acide lactique, diminue beaucoup la récupération de l’énergie contenue dans le glucose par rapport à la respiration.

_ Paradoxalement, la prolifération cellulaire qui est intense dans les cellules cancéreuses, est très consommatrice en énergie.

_ Ces cellules compensent le mauvais rendement énergétique de la fermentation, en augmentant considérablement l’entrée de glucose dans la cellule.

La consommation en glucose, des cellules cancéreuses est donc forte.

 

_ Enfin, les cellules cancéreuses, trouvent un avantage à arrêter prématurément la récupération de l’énergie contenue dans le glucose. En effet, elles utilisent des produits intermédiaires de la glycolyse, pour synthétiser des acides nucléiques, afin de dupliquer leur génome, ou des acides aminés, pour synthétiser de nouvelles protéines.

Cela leur permet d’apporter plus rapidement les constituants nécessaires à la formation des futures cellules filles, et permet donc une prolifération cellulaire plus efficace."

 

De nos jours, rien qu'en France, le cancer touche 350.000 personnes par an, il est considéré comme la première cause de mortalité.

Par contre, même si durant les 30 dernières années, des travaux ont permis de définir des points communs à tous les cancers, en matière de "mécanisme biologique", je m'étonne que personne n'ait à ce jour jugé utile de reprendre les études du Docteur Otto Warburg, dont nul ne conteste qu'elles furent capitales en matière de cancer, du moins extrêmement prometteuses et porteuses d'espoir.

 

C'est un peu comme si à la mort de grands savants, scientifiques, et autres laborantins, on enterrait avec eux les résultats de leurs recherches, et souvent comme dans le cas du Docteur Warburg, des résultats qui auraient permis de sauver un grand nombre de patients, atteints de maladies incurables.

On prétend que certains chercheurs courageux, tenteraient en ce moment de reprendre les travaux d'Otto Warburg, mais qu'étrangement les subventions nécessaires à leur réalisation, se feraient attendre...

 

De quoi rester perplexe, vous en conviendrez, et de là à penser que la communauté scientifique ne porte d'intérêt, qu'à certains travaux plutôt qu'à d'autres pour d'obscures raisons, il n'y a pas loin !

 

Y aurait-il du favoritisme médical ? 

 

Article par Dyonisos.

(sources : recherches sur divers sites scientifiques et revues papier)

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Commentaires : 1
  • #1

    François Lorila (samedi, 16 avril 2016 18:25)

    Biochimiste et physiologiste, il est né à Freibourg-en-brisgau, j'y ai habité enfant mais je ne l'ai jamais rencontré! (sic) Né en 1883 il a travaillé sur les enzymes des oxydations cellulaires plus précisément dans les chaines respiratoires. Je n'ai pas sa date de décés.