Sommeil tueur ...

Qui n'a pas entendu dire au sujet d'un voisin :

"Eh oui, tu vois, il est mort à 90 ans et pourtant, il a fumé toute sa vie !"

Ou encore :

"Il boit comme un trou depuis sa plus tendre jeunesse, et pourtant, il a enterré toute sa famille !"

Ces cas pour le moins particuliers, demeurent énigmatiques...

Mais, peut-être certains scientifiques plus curieux que leurs confrères, ont-ils mis le doigt sur le bouton, de la machine à amorcer les explications, aux questions sans réponse...

Toujours est-il qu'une équipe de chercheurs de l'Université de Sydney en Australie, travaillent non plus sur les facteurs préjudiciables à la santé humaine, mais à leurs associations, qui selon eux, seraient bien plus dangereuses, que les facteurs eux-mêmes, pour ne pas dire souvent mortelles...

 

La suite de cette découverte dans l'article qui va suivre, et qui je l'espère captera votre attention...

Des chercheurs de l'Université de Sydney en Australie, ont ainsi analysé les comportements de vie de 231.048 personnes (ne me demandez pas le pourquoi de ce nombre biscornu !), et, chose originale, ont inclus dans leur expérience, des facteurs de risque divers, aux facteurs de risque qui faisaient déjà partie, du quotidien des personnes analysées.

 

Ces facteurs étaient les suivants :

 

- Un excès de temps passé assis (plus de 7 heures par jour)

- Un manque de sommeil (moins de 7 heures par nuit)

Et

- Un excès de sommeil (plus de 9 heures par nuit.

 

Vous en conviendrez, bien que chacun de nous connaissent les méfaits de ces trois facteurs, personne n'aurait pu soupçonner jusqu'à nos jours, qu'en les associant à certaines de nos habitudes, ils deviendraient hautement néfastes pour notre santé.

Melody Ding de l'Université de Sydney, qui est la principale auteure de cette recherche, précise qu'il n'est pas anodin qu'elle et son équipe, aient mené de telles études, car ces dernières découleraient de constatations, bien établies celles-là, sur la mortalité des êtres humains.

Ainsi selon Melody Ding, les facteurs de risque les plus connus, ne contribueraient pas tous de la même manière, à la mortalité.

Et

Ce qui est intéressant dans l'étude menée par ces chercheurs australiens, c'est la mise à jour du fait, que ce sont bien les associations de facteurs de risque, qui sont bien plus destructrices que les addictions elles-mêmes.

 

Voici quelques chiffres :

 

- Une forte consommation d'alcool et d'un tabagisme excessif, combinés augmentent le risque de mortalité de 180 % !

- Si l'on rajoute à ces deux facteurs, un manque de sommeil, le risque de décès d'un individu, serait multiplié par 4.68 !

- Si l'on rajoute à ces deux facteurs, un excès de sommeil, le risque de décès d'un individu, serait alors augmenté de 44 % cette fois !

 

Mais plus fort encore, toujours selon l'étude, une personne qui dormirait plus de 9 heures par nuit, et, ferait moins de 2h30 d'exercice par semaine, quadruplerait son risque de décès, par rapport à une autre, qui associerait les 3 facteurs précédemment cités !

Cette dernière association, aussi étrange que cela puisse paraître, serait plus dangereuse que l'association "alcool / tabac" !

 

Donc, chose autant intéressante que surprenante, l'excès de sommeil serait désormais à considérer, comme plus "mortel" que le manque de sommeil !

 

Les résultats de recherches ont été publiés dans Plos Médecine, sous le nom d'étude de "45 and Up Study", et révèlent ceci :

 

Au cours des six années de suivi des 231.048 personnes, celles qui réunissaient "zéro", "un", "deux" et plus de "trois" facteurs de risque, représentaient respectivement :

- 31,2 %

- 36,9 %

- 21,4 %

Et

- 10,6 % du groupe.

 

Enfin, il faut savoir que les associations :

 

"Trop de sommeil" + "Trop longtemps assis" + "Inactivité physique", augmentent fortement le risque de décès, devenant alors un cocktail plus dangereux, que l'association "alcool + tabac" !

 

Globalement, il a été conclu à une forte corrélation, entre le nombre de facteurs de risque cumulés, et, la mortalité.

 

Pour terminer, Melody Ding déclarait, je cite :

 

"Notre étude montre que nous devrions vraiment prendre en compte ces associations de comportements, aussi sérieusement que nous le faisons avec d'autres facteurs de risque, tels que les niveaux de consommation d’alcool, et, les mauvaises habitudes alimentaires ».

 

Article par Dyonisos.

 

(Sources Futura Sciences et recherches personnelles diverses sur internet)

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Commentaires : 1
  • #1

    Montijn (samedi, 16 avril 2016 15:18)

    De fait, sans qu'il ne soit nécessaire de recourir à une activité sportive, être actif c'est à dire trouver le moyen de dépenser son énergie par une activité physique est le plus sûr moyen d'augmenter son espérance de vie.
    C'est une question d'équilibre voir d’harmonie. J'ai toujours entendu dire: "bien dans son corps=bien dans sa tête". Pour atteindre cet "équilibre" salutaire le repos est important donc le sommeil fait parti de la régénérescence du corps. Là encore l’excès est un défaut. Equilibre ! On vous dit. En résumé, mangé équilibré, soyez d'un dynamisme équilibré et dormez non pas en équilibre ...(humour quand tu nous tiens) mais de façon équilibré. Pour ceux qui ont du mal à dormir faire 20 à 30mn d'exercice physique et s'allonger ensuite sur un tapis les bras légèrement écarté en ne pensant qu'à la détente de ses muscles en commençant par les pieds, les mollets, les cuisses, le dos, les bras, les épaules et enfin la nuque permet après la douche de trouver plus facilement le sommeil. J'ai lu ou entendu ça quelque part.
    Les ayatollahs du ni ceci ni cela doivent mettre leur langue dans leur poche et le mouchoir par-dessus. Une question d'équilibre on vous dis. C'est ça VIVRE.
    Merci Dyonisos de m'avoir permis de m'exprimer sur le sujet.