Le Neuromarketing, ou comment conditionner votre cerveau...

De tout temps à jamais, l'homme à cherché à contrôler le mental de ses congénères, imposer sa façon de penser... Certains grands orateurs, sont parvenus à conditionner l'esprit des foules, à les galvaniser de telles manières, que celles et ceux qui écoutaient, finissaient par avoir l'impression de penser exactement comme celui qui parlait, jusqu'à parfois, réaliser des actes contraires à leur nature propre...

Ces grands orateurs sont, ou furent rares, mais possèdent un don commun, que même d'éminents spécialistes, ont du mal à comprendre...

Par contre, grâce aux nouvelles technologies de pointe, et autres matériels sophistiqués, quelques savants, sont parvenus à décrypter le système complexe des neurones humains, et à démontrer qu'il est tout à fait possible, d'influer sur la pensée des autres...

Cet article se veut informatif, et résulte de recherches sur divers sites, forums, ou témoignages sous le manteau...

Sans doute serez-vous d'accord avec moi, pour dire que tout être humain, lorsqu'il a une décision à prendre, n'agit jamais de manière totalement raisonnable.

Ce qui veut dire que par exemple, dans le cas d'un achat quelconque, notre décision ne repose pas que sur des "arguments logiques", mais qu'au contraire, il faut compter avec ce que l'on appelle des "éléments irrationnels".

 

Un "élément irrationnel" parmi les plus connus, est "l'émotion". Mais ils sont une multitude, et constituent dans leur ensemble ce que l'on nomme les "biais cognitifs". 

 

Que sont les biais cognitifs ?

 

Pour rester simple, un "biais cognitif" est une tendance naturelle que possède notre cerveau, à fausser tout raisonnement logique, en suggérant des "données parasites", et nous empêcher ainsi de parvenir à prendre une décision rationnelle.

Le plus extraordinaire, c'est que nous sommes dans l'incapacité de nous apercevoir, que nous agissons sous l'emprise de ces "biais cognitifs".

Pourtant, ils se mettent en œuvre, lors des diverses décisions de notre existence, comme lorsque nous surfons sur internet, que nous faisons les soldes, ou encore que nous votons...

 

N'avez-vous par exemple jamais remarqué, que lorsque nous décidons d'acheter un accessoire, des vêtements, ou des courses alimentaires, nous remettons souvent nos choix, pourtant établis à l'avance, en question, en tentant de trouver mieux, dans les rayons voisins ?

Même si c'est ce modèle que nous voulions, et rien que ce modèle, les "biais cognitifs", nous poussent à lorgner à côté, et parfois, sans savoir réellement pourquoi, à changer d'avis sur nos choix initiaux...

 

Inutile de vous dire, que certains savants peu scrupuleux, ayant compris qu'en maîtrisant les "biais cognitifs", il deviendrait possible de "contrôler la pensée humaine" ou plutôt de la "conditionner", n'ont pas manqué, en vue de s'enrichir, de faire part de leur trouvaille à d'autres personnes encore moins scrupuleuses...

C'est pourquoi certaines entreprises très puissantes, bien qu'elles le nient farouchement, utilisent, ou ont utilisé, des méthodes formellement interdites, pour obliger inconsciemment leurs clients, à acheter des "produits ciblés".

 

On parle désormais de "Neuromarketing", et les pires dérives se profilent à l'horizon, si elles ne sont pas déjà établies parmi nous...

 

L'entreprise Neurosense à Londres aurait d'ailleurs avoué, je cite : "avoir utilisé des machines IRM pour le compte d'une grande chaîne de restauration rapide."

Les responsables de cette chaîne, ont dans un premier temps nié avoir employé des techniques de neuromarketing sur des consommateurs, pour ensuite se raviser, et finir par avouer, je cite : "avoir arrêté le procédé, car cela ne marchait pas."

Un aveu en soi, vous en conviendrez...

 

Mais qu'entend-on par "Neuromarketing" ?

 

Je vais tenter, de vous expliquer le plus simplement du monde, en quoi consiste cette technique.

 

Il s'agit d'analyser les mécanismes cérébraux des consommateurs, afin de comprendre leur comportement face à une marque, un produit quelconque, voire une odeur, lors d'une simulation d'achat, ou, une fois placés devant une publicité.

 

Ainsi, des sociétés ont-elles installé des "cobayes", volontaires bien entendu, sous électro-encéphalogramme, ou IRM, (comme dit plus haut), afin d'analyser les variations de l'afflux sanguin dans des parties du cerveau, qui ne s'activent et n'augmentent, que lorsque le sujet manifeste une préférence entre deux produits, qu'on lui demande de comparer.

 

La première expérience en la matière, visait de manière anodine (soi-disant !), à savoir si cette préférence, "gustative" dans le cas présent, penchait vers le Coca-Cola, plutôt que vers le Pepsi-Cola, au moment d'en consommer un verre, dans des gobelets neutres.

Mais avant de "relâcher", les volontaires, on ne manqua pas au passage, d'analyser les variations de leur flux sanguin cérébral, en ajoutant quelques comparaisons "visuelles", et également "olfactives".

 

Chacun est reparti joyeux, avec quelques cadeaux, en ignorant totalement qu'ils avaient participé, à la première expérience ciblée de "neuromarketing".

Quant aux spécialistes, ils possédaient désormais les clés du cerveau humain, du moins celle des "biais cognitifs". 

 

La société Neurosense citée plus haut, affirme donc aujourd'hui, avec l'aide de laborantins, avoir mis au point des parfums synthétiques, étonnamment proches de produits alimentaires, que la chaîne de restauration rapide, qui était leur cliente, n'aurait pas hésité à intégrer tenez-vous bien : "dans les produits de nettoyage", avant, et durant le service, sous le nez des consommateurs, attirés malgré-eux, "olfactivement" vers un produit qu'ils n'auraient sans doute pas commandé.

 

Malgré une obligation de confidentialité, un scientifique de l’université d’Oxford, spécialiste en psychologie expérimentale et en neuromarketing, qui avait fait partie du projet avec cette grande chaîne de restauration rapide, aurait avoué avoir orienté ses recherches principalement sur des femmes, mères de deux enfants, cibles paraît-il, je cite : "beaucoup plus influençables, aux vues des relations d'instinct maternelles, car plus importantes, que les relations d'instinct paternelles".

D'énormes sommes auraient été allouées à ce type de recherches !

 

Ce chercheur citait un autre type d'expériences, réalisé cette fois pour une grande enseigne de transport ferroviaire belge, (pays où le neuromarketing est autorisé).

 

Il avouait avoir mis au point une technique associant les suggestions "olfactives" et "visuelles", consistant à envoyer dans l'air ambiant de certains voyageurs, des effluves de résine de sapin, jumelées à des images de ces résineux, afin d'inciter les consommateurs, à se rendre sur Strasbourg, plutôt que vers une autre ville, à l'occasion des fêtes de Noël.

Bingo comme l'on dit ! 60 % de ventes de billets supplémentaires chez les "cobayes", par rapport aux clients des guichets voisins, dans lesquels rien d'artificiel, selon le chercheur, n'influait sur le mental des voyageurs !

 

Étrange tout de même, mais ce Monsieur s'est ravisé, puis a nié en bloc les propos qu'on lui prêtait, avant de disparaître du circuit des laboratoires...

 

Pour terminer, une petite anecdote personnelle...

 

Une de mes tantes était propriétaire d'un restaurant gastronomique dans le Sud-Ouest... Elle avait appris de sa mère une technique "olfactive" (avant l'heure!), visant à attirer les clients...

Ainsi détaillait-elle des oignons le matin, pour en faire frire de petites quantités avant, et durant le service...

L'odeur attirait semble-t-il les passants dans la rue, car je me souviens du haut de mes 10 ans, qu'il n'était pas rare, que certains d'entre eux, viennent s'attabler en disant à ma tante ravie : "ça sent bon chez vous ! On peut manger ?"

 

Enfin, pour titiller les neurones des plus septiques, je pose la question de savoir, qui d'entre nous n'a pas eu l'eau à la bouche, en reniflant les effluves du pain chaud en passant devant une boulangerie, ou des poulets embrochés d'une rôtisserie, ou encore bavé devant les bacs colorés du glacier en bord de plage ? 

 

C'est incontestable, le cerveau est déjà capable naturellement, de transformer des odeurs en images, alors imaginez si sournoisement, on l'invitait à le faire davantage...

 

Article par Dyonisos.

 

(Sources : Cerveau & Psycho, Wax sciences, et divers sites et forums scientifiques)

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Commentaires : 1
  • #1

    Gerard A (mercredi, 20 juillet 2016 18:49)

    Bien des sectes utilisent des méthodes pour convaincre ceux qu'ils touchent en ayant accès à des technique dérivées de ces recherches. Les groupes extrémistes en sont friands, c'est très inquiétant mais l'évolution est à cette condition ( pour ne pas dire à ce prix ). L'homme cherche sans cesse à dominer ses semblables, pourquoi? l'argent et la puissance..... peut-on y échapper.... Sans nul doute mais c'est une recherche plus " réfléchie "