Les Indiens d’Amérique, dépouillés par la médecine ?

Si l'on remonte un peu dans l'histoire de la médecine, on s'aperçoit, ceci dit sans intention d'égratigner le vernis de cette merveilleuse corporation, que nombre de médecins, se sont sans le moindre scrupule, attribué la paternité de procédés médicaux encore utilisés de nos jours, et de méthodes toujours employées...

Ainsi est-il parfaitement établi, qu'à une époque lointaine, les premiers "médecins colons anglais", débarquant en Amérique, bien que prétendant avoir été effrayés par les méthodes médicales utilisées par ces "sauvages de peaux-rouges", n'ont quand même pas hésité, constatant l'étendue incroyable de leur science médicale, à les dépouiller de leur savoir, et à leur voler leurs médications...

 

Cet article, vise à rétablir certaines vérités, et n'ayons pas peur des mots, à dénoncer les agissements de vils voyous !

Revenant en Angleterre, les médecins britanniques, tinrent des conférences, dans lesquelles ils parlaient de leur "terreur", à avoir vu œuvrer, des "sauvages primitifs", n'hésitant pas à mêler des "rites sataniques", à des décoctions de plantes et autres racines, généralement mortelles pour leurs "patients".

 

La réalité était tout autre...

 

Ayant au contraire de ce qu'ils prétendaient, constaté d'extraordinaires guérisons chez les Indiens, et même bénéficié de leur médecine, pour avoir contracté quelques pathologies, ou microbes, auxquels ils n'étaient pas résistants, car dirons-nous endémiques, ils firent mine à leur retour, de découvrir les pouvoirs de certaines plantes, qu'ils avaient dans le plus grand secret ramené dans leur trousse médicale, et qu'ils tentèrent "d'acclimater" au climat européen.

Malgré les progrès réalisés par les médecins anglais, il fallut attendre trois siècles, pour qu'un médecin, s'intéresse réellement à la médecine des Indiens d'Amérique, et que cette fois encore, il prétende lui aussi, avoir personnellement découvert des procédés médicaux, plutôt que de reconnaître qu'il s'était inspiré totalement des Indiens, et avouer que leurs remèdes ancestraux, étaient extraordinairement efficaces...

 

Il s'agissait de Samuel Thompson, un médecin peu scrupuleux, mais adulé par la communauté scientifique pour "ses travaux", qui prétendit, dans le but exclusif de faire fortune, avoir inventé une nouvelle discipline révolutionnaire, qu'il avait baptisée : "le physiomédicalisme".

Cette technique, reprenait trait pour trait les méthodes des Indiens d'Amérique, à savoir : un "régime curatif" qu'il prétendait (quel menteur !), avoir mis au point, à base de substances émétiques (pour faire vomir), purgatives (pour vider les intestins), stimulantes (pour booster l'organisme), le tout associé, à des bains de vapeur.

 

Il conserva le secret le plus total durant des années, sur la nature des plantes qu'il utilisait, se gardant bien, vous l'aurez compris, de préciser qu'il s'agissait de plantes découvertes par les Indiens, dans des régions bien éloignées du royaume britannique, et répertoriées avec soin, bien avant lui, par les "médecins colons anglais", dont on parlait plus haut.

 

Les vertus de la sudation, qu'il disait là encore avoir mis à jour, avaient en fait été rapportées, une fois encore, par les colons anglais, qui disaient avoir vu les Indiens d'Amérique, placer des "patients" sous ce que l'on appelait des "tentes de sudation", dans lesquelles un ingénieux mélange de braise et de pierres réfractaires, provoquaient un effet sauna, que l'on pouvait parfaitement contrôler, en versant ou non de l'eau.

 

Je vous l'accorde, au fil des siècles, les plantes originaires, ont été modifiées, améliorées, etc.

Mais sont toujours employées de nos jours.

 

Quelques exemples :

 

- "La lobélie", aux effets émétiques, sédatifs et tonifiants, utilisée en comprimés, dans le traitement de l'asthme, car reconnue pour relaxer les petits muscles des bronches.

- "L’échinacée", qui fait le bonheur des magasins bio, car étant très efficace en tisane, ou en "teinture-mère", pour stimuler l’immunité, et protéger contre les infections. (il s'agit d'un remède naturel contre le rhume).

- "L’hydraste du Canada", plante tonique et anti-inflammatoire, prescrite régulièrement de nos jours.

 

On peut également citer :

 

- "Le poivre", plante stimulante à la base.

- "La vératre", purgatif efficace.

- "Le bois piquant" (Zanthoxylum americanum), extrêmement efficace, pour lutter contre les "déficiences respiratoires".

 

Bien que basé sur des "mensonges de paternité", le "régime curatif" du Docteur Thompson, n'en était pas moins efficace, car incontestablement, l'élévation de la température du corps, permettait de renforcer le système immunitaire, grâce à la dilatation des vaisseaux sanguins, et de ce fait, favoriser la cicatrisation, car augmentant la résistance aux infections.

 

A partir de la fin du XIXe siècle, ceux que l'on appelait les "physiomédicalistes", connurent un immense succès.

 

Puis, un autre médecin, le Docteur Wooster Beech, de 25 ans le cadet du Docteur Thompson, bien plus honnête, créa ce qu'il baptisa la "médecine éclectique", et avoua enfin, qu'elle était basée sur le mariage savant, de plantes médicinales européennes, et de plantes médicinales indiennes.

 

Ainsi fit-il connaître, les vertus de plantes telles que "l'actée à grappes", qui soulage miraculeusement les douleurs rhumatismales, de "l'onagre", utilisée encore de nos jours dans l'industrie des produits de beauté, et dont l'huile possède la faculté, de resserrer les pores de la peau, de la "damiana" aux pouvoirs anti-dépressifs, de "l’eschscholzia", qui favorise le sommeil, ou encore "l'hamamélis", véritable star de la médecine naturelle, et encore de nos jours indispensable en dermatologie.

 

Sachez tout de même, que "l'éclectisme", connut un tel succès aux États-Unis, qu'en 1909, il ne comptait pas moins de 8000 membres !

 

Ensuite bien que la phytothérapie très en vogue aux Etats-Unis, comptât de plus en plus d'adeptes, le gouvernement américain, décida de subventionner les études médicales, qui portaient sur ce que nous appelons aujourd'hui : "les médicaments chimiques", ce fut le déclin de toute spécialité reprenant les travaux de Thompson et Beech, la fin devrait-on dire de la médecine indienne...

 

Ironie du sort, tous les laboratoires sans exception, continuèrent à se servir des plantes médicinales, si chères aux Indiens, pour y rechercher à leurs dires, je cite "d'éventuelles molécules actives"...

Encore une façon sournoise d'enterrer définitivement, tout ce qui aurait pu être attribué de bénéfique, aux techniques des "sauvages primitifs" et à leurs rites sataniques...

 

Pour ma part, je reste convaincu que l'usage des plantes peut-être bénéfique à la santé humaine, mais que dans le monde où nous vivons, le profit passant avant le bien-être des patients, nul n'aura plus jamais le courage de bousculer "l'empire des médicaments chimiques" et le "royaume des laboratoires".

 

Par contre, qui osera prétendre, que les Indiens ne nous ont pas laissé en héritage, de merveilleux trésors ?

 

Article par Dyonisos.

 

(Sources santé et nutrition, et divers sites et forums sur internet)

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Commentaires : 1
  • #1

    Gerard A (dimanche, 31 juillet 2016 18:50)

    On invente rien!!!! Et les recherches sont souvent des falsifications de la vérité, elles résultent souvent de recettes venant de nos ancêtres.