Placebo plus efficace que médicament chimique ?  Des spécialistes l'affirment !

Qui ne se souvient, des bisous de nos grand-mères sur nos petits bobos, ou encore de cette façon qu'elles avaient de souffler sur nos égratignures, pour atténuer nos "souffrances". Et surtout du fait que nous parvenions psychologiquement, à nous persuader que leurs méthodes étaient efficaces, au point parfois de ne plus rien ressentir...N'était-ce pas déjà une forme d'auto-suggestion, que nous pratiquions de manière on ne peut plus naturelle ?

 

Toujours est-il, qu'il est désormais prouvé, que notre cerveau, au même titre qu'il agit et contrôle nos émotions, influe également sur nos maux. 

Un "outil", vient souvent en complément de façon efficace chez certains patients, qui continuent à ressentir des douleurs, même en prenant des médicaments, et face auxquels les médecins se retrouvent impuissants.

Ces "outils" dont je parle s'appellent : des placebos

 

 

Permettez-moi tout d'abord, en complément de mon introduction, de vous raconter une anecdote personnelle, qui démontre à la fois la puissance de l'auto-suggestion, et le pouvoir étrange du placebo.

 

J'avais environ 10 ans, et ma mère souffrait régulièrement de maux de tête. À l'époque, un nouveau médicament était arrivé sur le marché, il s'agissait de l'Aspro effervescent.

Il calmait généralement ma mère très rapidement.

Un matin, juste avant que je ne parte au collège, et ma mère au travail, celle-ci me donna 10.00 francs, pour qu'au passage, je lui achète de l'Aspro effervescent à la pharmacie.

J'en décidais autrement, en préférant la papeterie qui vendait également des friandises, cinq minutes plus tard, j'en ressortais avec pratiquement 10.00 francs de bonbons.

Le soir, ma mère rentrait et me demandait de lui préparer un comprimé...

 

Je me rendis donc dans l'armoire à pharmacie de la salle de bains, et constatais avec effroi, qu'il n'y avait plus du tout d'Aspro effervescent...

Comme je n'avais pas l'intention d'avouer ce que j'avais fait des 10.00 francs, je décidais de remplir un verre avec du Perrier, boisson dont mon père était friand...

Eh bien croyez-moi si vous voulez, 5 minutes plus tard, les maux de tête de ma mère avaient disparu !

Il y a prescription, et aujourd'hui, je peux vous avouer, que dès le lendemain, j'achetais un tube d'Aspro effervescent, avec les 10.00 francs, que j'avais "piqué" dans le porte-monnaie de ma mère...

 

Toujours est-il que l'efficacité des placebos est désormais reconnue, et qu'ils sont administrés sous certaines conditions, à des patients dont on dit qu'ils sont "psychologiquement influençables".

Et ça fonctionne !

Ce que l'on sait moins, c'est qu'une étude de 2015 a montré que le placebo est efficace, même si l’on explique au malade qu’il s’agit d’un "faux médicament".

 

Selon certains spécialistes, qui se sont intéressés au "phénomène placebo", l’efficacité médicale de ce dernier, est incontestable.

Ils ont d'ailleurs publié le résultat de leurs études, dans nombre de revues scientifiques, telles que le Lancet et le Jama.

Ainsi sait-on à présent, que tout être humain est capable, de synthétiser lui-même une grande part des "médicaments" dont il a besoin.

 

Ci-dessous une liste non-exhaustive, des "secteurs" de réussite des placebos :

 

- Anti-douleurs, grâce aux endorphines que fabrique naturellement notre cerveau (neuro-hormones) qui fonctionnent strictement de la même manière que la morphine, mais avec les effets secondaires en moins.

- Antidépresseur, via la sérotonine, considérée comme le "neurotransmetteur du bonheur".

- Antihypertenseur, grâce à l'oxyde nitrique, fabriqué la encore naturellement via les nitrates présents dans notre alimentation, et qui dilate à merveille nos artères.

-Anti-inflammatoires, par l'intermédiaire du cortisol, fabriqué dans nos glandes surrénales.

Les scientifiques sont formels, "l'effet placebo", n'a rien de symbolique, bien au contraire, il peut-être aussi fort que les médicaments actifs eux-mêmes.

Lors d'essais sur des patients volontaires, il a été observé médicalement, une baisse conséquente de la tension artérielle, une régulation du rythme cardiaque, ainsi qu'une "désactivation" de la douleur, dans les zones du cerveau concernées, et ce, après la prise d’un placebo.

 

On parle tout de même, aux vues d'autres essais américains ceux-là, de 91 % d'efficacité sur la douleur chez des patients, soit davantage qu'avec des médicaments classiques !

Plus fort encore, en 2015, dans la revue Neurology, une équipe de neurologues, dirigée par le Dr Alberto J. Espay, professeur associé de neurologie à l’Université de Cincinnati, à publié des résultats d'études, sur la maladie de Parkinson.

Le responsable assure que les capacités physiques des patients, augmentait autant, qu'avec le traitement médicamenteux standard le "Levodopa".

 

Ce même responsable affirmait, je cite : "le placebo agit comme un signal pour donner au corps l'ordre de se guérir, en déclenchant la fabrication de ces substances".

le Dr Alberto J. Espay ajoutait, je cite : "dans le cas de la maladie de Parkinson, une des raisons de la force de l’effet placebo, est qu’il fonctionne via la dopamine, le neurotransmetteur qui manque justement aux malades de Parkinson, et nous fabriquons plus de dopamine lorsque nous nous attendons à un effet important".

 

L'histoire la plus extraordinaire, relative à l'utilisation des placebos, est incontestablement celle d'un ancien militaire britannique, nommé : Simon Bolingbroke.

 

Ce soldat basé en Rhodésie (aujourd’hui, le Zimbabwe), dans les années 70 fut piqué par une tique.

De retour en Angleterre, il fut pris d'étranges symptômes, allant d'une fatigue de plus en plus handicapante, à des migraines violentes, en passant par des rhumatisme et douleurs musculaires.

Les médecins de l'époque, ne comprenaient pas grand chose aux étranges maux de Simon Bolingbroke, et face à son état qui se dégradait de plus en plus, il se contentaient impuissants de lui administrer antidouleurs et antidépresseurs, jusqu'au nombre de 9 par prises, et ce plusieurs fois par jour...

Jusqu'au jour, où un de ses médecins, au hasard d'une analyse sanguine, diagnostiqua la maladie de Lyme, une grave infection bactérienne, transmise par les tiques.

 

Hélas, il était déjà trop tard, et le système nerveux de Simon Bolingbroke, était atteint de façon irrémédiable...

L'homme souffrait en plus de ce que l'on appelle, les effets secondaires des médicaments, et il se voyait régulièrement rajouter des correcteurs, sans que ses douleurs ne disparaissent durablement...

Mais le pire, c'est que Simon Bolingbroke devenait irritable, et que ses médicaments, s'ils parvenaient à dissiper quelque peu ses terribles douleurs, provoquaient chez lui des changements d'humeur, le faisant passer d'un état violent avec envies de meurtres, à un état suicidaire.

Nul ne pouvait plus l'approcher, sans s'exposer à ses violentes sautes d'humeurs.

 

Un de ses amis, toutefois, lui parla un jour de l'effet placebo, et il se fit si convainquant, que Simon Bolinbroke, accepta d'étudier cette étrange manière de se soigner...

Il fut interpellé par des témoignages de patients, qui affirmaient dans des revues scientifiques très sérieuses, avoir ressenti des effets bénéfiques sur leur santé, en utilisant en toute connaissance de cause des placebos. Surtout mettaient-ils en avant le fait, que la souffrance, quelle quelle soit, ordonnait très souvent au système nerveux, d'envoyer aux neurones, des signaux erronés...

Il n'en fallut pas plus, pour que notre homme soit conquis !

 

Certes, Bolingbroke vit aujourd’hui en fauteuil roulant, mais il a durant des mois remplacé de manière très progressive, un grand nombre de ses médicaments, par ce que l'on appelle aussi des "pillules inertes", qu'il finit d'ailleurs par fabriquer lui-même, à base de mie de pain et d'amidon.

Toujours est-il que ce sevrage porta ses fruits, puisque à ce jour Simon Bolingbroke, ne prend quasiment plus de médicaments chimiques, contenant de réelles substances actives.

Sans fanfaronner, l'homme répond lorsqu'on lui demande, s'il supporte désormais aussi bien ses douleurs, qu'autrefois avec la prise de comprimés pharmaceutiques, je cite : "Il me semble manifestement que ce soit le cas !"

Toujours est-il qu'il est si sûr de lui, qu'il a décidé, afin de permettre à d'autres patients, de réduire leur consommation de médicaments (et leurs effets indésirables !), de créer avec son ami "bienfaiteur", la société Aplacebo, spécialisée dans la vente en ligne, de gélules réalisées avec la même gélatine, que celle utilisée par les laboratoires pharmaceutiques, mais la différence, c'est qu'elles sont vides !

 

Pour que l'effet psychologique du placebo fonctionne au mieux, les boîtes contenant les gélules, ressemblent à s'y méprendre à de véritables boîtes, et on retrouve même à l'intérieur, une notice d'utilisation, reprenant elle aussi des termes d'une extrême complexité, dans un jargon médical d'ailleurs, qui énonce une liste d'ingrédients qui n'ont rien de farfelus, mais sont, au contraire, sérieux, tels que je cite : "azote (78.084 %), oxygène (20,946 %), argon (0,934 %), dioxyde de carbone (0,039 %)"

Liste sérieuse vous disais-je, puisqu'il s'agit là, ni plus ni moins, de façon scientifique de surcroît, de la composition de… L'air que nous respirons !

 

On pourrait sourire, crier au charlatanisme, et se dire que peu de "pigeons" se laisseraient tenter par l'achat de pilules de ce genre, dont on sait qu'elle sont vides !

Détrompez-vous, celles et ceux qui les ont essayées, ne tarissent pas d'éloges !

Et ce n'est pas l'enquêteur septique ayant réalisé l'interview, qui viendra les contredire, car après avoir reçu des mains-mêmes de Simon Bolingbroke, une boîte de "Zeebo" (c'est le nom des pilules vendues par la société Aplacebo), il essaya en remplacement des antidouleurs qu'il prenait depuis des années, de tester par lui-même le "Zeebo", les sachant inoffensives...

 

De retour chez lui, avec un verre d'eau, comme à son habitude, il avala 2 gélules, et attendit le résultat...

Aussi étrange que cela puisse paraître, seulement au bout de 20 minutes, sa douleur commençait à s'estomper, puis à disparaître...

Le journaliste n'eut nullement besoin de "rajouter" son antidouleur classique, et sa crise définitivement passée, put reprendre ses activités.

L'homme qui croyait au départ à une farce, déclara, je cite : "bien que mon expérience n'ait rien de scientifique, je me sens réellement plus fort, plus heureux, bref libéré, à la seule idée que la seule chose dont j'avais eu besoin, pour soulager ma douleur du moment, avait été... Mon propre cerveau !"

 

Je m'associe à ce journaliste, pour recommander moi aussi l'essai de cette nouvelle médication à "effet placebo", en complément de la méthode classique dans un premier temps, ne risquant pas d'être accusé d'exercice illégal de la pharmacie, puisque les éventuels acheteurs, ne feront en réalité l'acquisition que :

.... de Vent !

 

Les gélules de "Zeebo", sont donc en vente Amazon, au prix de 24.90$ la boîte, et face aux commentaires massivement élogieux des utilisateurs, a déjà obtenu une note de satisfaction de 4,5 sur 5 !

 

Article par Dyonisos.

(Sources Santé Nature Innovation, sites et forums divers du net)

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Commentaires : 2
  • #1

    zelectron (jeudi, 15 septembre 2016 19:21)

    IN PLACEBO VERITAS ! ! ! <3

  • #2

    Gerard A (dimanche, 18 septembre 2016 15:16)

    Intéressant... Mais je ne te savais pas voleur de sous!!!!! je "tique"